Counfrarié  di Mantenèire de Sant-Jan 

                 Flamo dóu Canigou en Vau-cluso

 Confrérie des Mainteneurs de Saint-Jean 

                       Flamme du Canigou en Vaucluse                   

        Présidente: Claudine SABATIER-BERLUTI
        Vice-Présidents: ABERLIN Martine , Yves POQUET
        Trésorier: Jean CLARETON, Trésorier adjoint: Nadine BONZI
        Secrétaire:  Corinne NICOLAS, Secrétaire adjointe: Mireille SALADIN
                          
Email: sabatierclaudine@yahoo.fr   Tél: 06 65 60 50 11
Email: martine.aberlin@free.fr         Tél: 06 67 34 64 62 /  04 90 23 59 95
Site: www.confrerie-feux-st-jean-vaucluse.org                                                             

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Aux Mainteneurs de la Saint Jean

Saint-Jean, Saint-Jean d'été, est dans notre Provence
La fête du soleil depuis la nuit des temps.
Fête d'enthousiasme et fête de jeunesse
Qui rend les hommes libre et les peuples contents.

E comme les anciens, et gardant leur science,
Tout autour du grand feu, vieillards et jouvenceaux,
Et filles et garçons, soyons dans l'allégresse,
Dansons la farandole ainsi qu'il nous convient.
**
Nos frères Catalans ont montré le chemin.
Nous ne sommes pas morts! Debout, et en avant
Dans ce monde actuel qui ne sait plus rire.
**
Dressons donc nos bûchers, et tous venons danser
Autour des flammes, et que notre Provence
Soit toute illuminée des feux de la Saint-Jean.
Saint Jean ! Saint Jean ! Saint Jean ! s'écriaient-ils.
Toutes les collines étincelaient
Comme s'il avait plu des étoiles dans l'ombre !
fagots
Cependant la rafale folle
Emportait l'encens des collines
Et la rouge lueur des feux
Vers le Saint planant dans le bleu crépuscule.

                        Frédéric Mistral  "Mireille"


Sant Jan ! Sant Jan ! Sant Jan ! cridavon.
Touti li colo esbrihaudavon
Coume s'avié plóugu d'estello dins l'oumbrun !
Enterin la flamado folo
Empourtavo l'éncèns di colo
Emé di fiò la rougeirolo
Vers lou Sant, emplana dins lou blu calabrun.

                    Frederi Mistra  "Mirèio"
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Film Recampado 2013

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Film Recampado 2011


Film St Jean 2011 au
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Film feu St Jean Carpentras 2010

Film  St Jean Canigou 2010

Film Montée flamme au
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Feux Villes 2015

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Feux Villes 2012

Feux Villes 2011

Feux Villes 2010

Feux Villes 2009



LES HERBES DE LA SAINT-JEAN

 Par ces trois textes qui recouvrent une cinquantaine d'années, nous voyons que selon leur importance décroissante,  les fêtes de la Saint-Jean comportent trois éléments: le feu, 'eau et les plantes. Examinons-les tour à tour.
    On employait le terme générique d'herbe-de-la-Saint-Jean pour désigner
 toutes ces plantes aromatiques cueillies à la Saint-Jean, car disait-on : "Saint-Jean brûle les mauvaises herbes et donne les bonnes.millepertuis1 Mais ce nom était plus particulièrement attribué au mille-pertuis, bien qu'il fut aussi celui du caille-lait  (plante aimée des abeilles), de la cataire (les chats aiment s'y vautrer),  de la reprise (que l'on bénissait le jour de la Saint-Jean), de la toute-bonne, de l'armoise,
du chrysanthème commun, de la cynoglosse, de l'immortelle jaune et de l'herbe-au-vent  (qui croit dans les lieux découverts et que battent les vents). Tous ces noms,  que nous trouvons dans le Trésor du Félibrige,  ne doivent pas nous faire oublier que le nom d'herbe de la Saint-Jean s'applique' à toutes les simples, et que ces herbes, cueillies au point du jour, étaient regardées comme des panacées. 
    C'est pourquoi, partout où l'on trouvait des collines, les jeunes gens, mais aussi tout homme et toute femme du village qui est encore valide, gravissaient leur sommet afin d'être au point du jour tous prêts à ramasser  toutes ces bonnes plantes dont les vertus étaient exaltées à l'aube de la Saint-Jean  et dont il fallait faire provision pour s'en servir dans le courant de l'année en cas de maladie.
    Et comme le temps imparti à cette récolte devait avoir lieu entre les premières lueurs de l'aurore et le lever du soleil,  toutes les personnes valides étaient là pour accomplir dans la joie cette tâche brève et plaisante. Parmi toutes ces herbes la plus recherchée était le mille-pertuis, dont la fleur était réputée comme vulnéraire.  Placées dans des flacons d'huile d'olive ces fleurs donnaient la célèbre huile rouge, dont Villeneuve nous a déjà parlé.  Mais poursuivons avec lui concernant les herbes :  A Marseille, dès le point du jour un marché est établi sur le Cours.
     On y voit, sur deux rangées, un long étalage de thym,  de romarin, de sauge, de laurier, de mélisse,  de tilleul et de toutes sortes de plantes aromatiques.Toutes les fleurs de la saison, des branches d'arbres couvertes de fruits surmontent ces masses de verdure.  Le Cours est à peine suffisant pour contenir la foule des acheteurs, qui font leurs provisions pour toute l'année. Comme le luxe s'introduit partout, ce qui n'était d'abord qu'un marché pour les gens du peuple, est devenue la promenade de la bonne compagnie.
Les dames y sont en négligé galant, les hommes en habit de campagne, depuis cinq heures du matin jusqu'à huit ou neuf  heures. Ainsi au herbes déjà citées dans le «trésor du Félibrige» peut-on ajouter.  Comme herbes-de-la-Saint-Jean celles-ci-dessus : le thym, le romarin, la sauge,  Le laurier, la mélisse, le tilleul. On pourra y adjoindre le bouillon-blanc (qui serait porte-bonheur), la rue (dont on parle peu dans le peuple, mais dont les vertus sont bien connues).
    A la Saint-Jean on cueille aussi le basilic (qui fleurit en cette saison). Enfin le Jour de la Saint-Jean on cueille des noix vertes : coupées en quatre, ou cinq morceaux et mises dans un flacon d’eau-de-vie, elles donneront, après une macération de cinquante jours,  l’eau de noix que l’on boit en cas de coliques.
    Aussi ne doit-on pas être étonné si les montagnes près des grandes villes étaient dépouillées de leurs herbes le matin de la Saint-Jean.
 













L'EAU
Un autre usage, la veille de la Saint-Jean, généralement après la crémation du bûcher, 
était de se lancer de l'eau, au point d'en être inondé.
Cette "inondation" se prolongeait fort avant dans la nuit.
    Elles se faisaient au moyen de seringues de verre (appelées à Marseille seringues de la Saint-Jean). 
Pour les remplir on se servait aussi bien de l'eau des ruisseaux que de celle des fontaines,  
fontaine1et l'on faisait jaillir cette eau à la figure des passants.
Dans d'autres endroits on se contentait de vider des pots pleins d'eau par les fenêtres. Le long de la mer et des rivières on s'élançait dans l'eau  et l'on entraînait souvent les badauds qui étaient accourus pour voir.
    Cet usage se transforma ensuite en jet (dans le cou des jeunes filles)
d'eau de senteur au moyen de seringues ou de pistolets à eau. La rosée de la nuit de la Saint-Jean passait pour donner aux plantes ses vertus guérisseuses. 
    C'est d'elle que les herbes de la Saint-Jean tenaient leur pouvoir ;
par elle que le mille-pertuis préservait la maison de la foudre ; à cause d'elle aussi que le bouillon-blanc était un porte-bonheur. C'est aussi le jour de la Saint-Jean que l'on tirait l'horoscope. On jetait ce jour-là de l’étain fondu dans un baquet plein d'eau et les  jeunes filles cherchaient à deviner, d'après le dessin des filaments, le métier de leur futur mari. Les bêtes aussi participaient à la fête. Les paysans faisaient traverser à leurs chevaux les braises du feu et les baignaient dans les mares et les ruisseaux selon, le double rite du feu et de l'eau. Au commencement du XIX siècle de grandes processions de chevaux,d'ânes et de mulets défilaient sur les routes pour aller recevoir la bénédiction dans les chapelles rurales.
    Il y avait aussi des courses  appelées en provençal " lou trin de la Sant Jan ".  
   Ces fêtes du cheval ont été déplacées au lendemain,
jour de la Saint-Eloi d'été.

Le FEU

Mais le plus important, ce qui peut-on dire a marqué de façon indélébile  la nuit de la Saint-Jean est le FEU DE SAlNT-JEAN
 (dont certains étaient en forme de cabanes).  On ne parlait que de ce feu le 23 Juin. Et le feu de Saint-Jean était si connu de tout le monde
que tous les feux de joie étaient appelés feux de Saint-Jean, à tel point que dans une "Pastorale" (l'Oulo d'Arpian, de Marius Chabrand),
 le berger Tonin dit à ses collègues, en parlant de la clarté qui illumine ciel et terre: " il semble qu'ils fêtent Saint-Jean, feux là haut dans les nuages". De là vient que pour beaucoup de Provençaux  (pour ne pas dire tous les vrais),  la Saint-Jean sans "feu" n'est plus la Saint-Jean.
Il fallait du temps pour préparer ce feu. Longtemps auparavant,  les jeunes gens allaient de ferme en ferme pour quêter des fagots,
 des sarments de vigne, des copeaux (qu'ils allaient demander aux menuisiers) ;  ils allaient aussi ramasser des broussailles ou des branches de romarin;  on se servait aussi des genêts où les vers à soie avaient filé leur cocon.  Aussi chacun gardait-il des sarments et des fascines pour la nuit de la Saint-Jean. Et le tout servait à élever le grand bûcher qui était l'œuvre collective de tous les habitants.
Au coucher du soleil on mettait le feu au bûcher. C'était souvent le curé, mais aussi le maire  (surtout depuis qu'un édit royal de 1597, sous Henri IV, leur en avait donné le privilège) qui allumait ce feu. Alors s'ébranlaient les cloches des églises, et tous faisaient trois fois  le tour du bûcher qui flambait.  On tirait les boites et des coups de mousquet : pétards et serpenteaux  fusaient de toutes parts, la joie brillait dans la nuit autour de ce feu
qui illuminait des visages réjouis.
feux2
La farandole se déroulait autour du feu de joie, puis dans les rues et sur les places du village.
Et lorsqu'on avait bien dansé la farandole, quand les danseurs commençaient à être fatigués, quand les flammes baissaient, les jeunes gens se préparaient à traverser le bûcher rougeoyant.  Les plus vaillants n'avaient pas peur de faire cette bravade qui, lorsqu'elle réussissait, donnait un grand prestige auprès  des jeunes filles, et assurait au sauteur, très souvent, le mariage dans l'année. 
Enfin, lorsqu'il n'y avait plus que des braises tout le monde pouvait sauter.
C'étaient aussi le moment où l'on jetait les gousses d'ail dans les cendres rougeoyantes, et le lendemain matin les enfants  venaient chercher ces gousses qui passaient pour préserver des fièvres.
 Toute la maisonnée les mangeait ensuite à son déjeuner. Le feu de Saint-Jean avait de nombreuses vertus :  les vieillards s'y chauffaient le dos pour ne pas avoir de douleurs en fauchant ; les enfants devaient avaler de sa fumée  a fin de mieux grandir.
 Quand les feux étaient faits avec les genêts ayant servi aux vers à soie,  il arrivait parfois que quelques fils de soie échappaient à la combustion, on les retrouvait le lendemain dans les cendres.
 Ce sont ces "cheveux de Saint-Jean" que les enfants (et même les grandes personnes) allaient chercher le lendemain .
On emportait dans les maisons de la cendre, du charbon de bois du bûcher, car cela préservait le linge des points de. moisissure,
 les draps des mites et les maisons des incendies;  il suffisait de le mettre dans les armoires.
Nous avons parlé de la bravade : il faut dire que jadis, dans les grandes villes de Provence,  les Comtes avaient permis, au XIlle siècle,
rétablissement de compagnies de tireurs d'arc ou "arbalétriers".
     Ces derniers étaient dirigés par un "Roi", désigné parmi les meilleurs tireur au papegai (oiseau de carton ou de bois peint),
 d'où le nom de "roi du papegai" qu'on lui donnait. Ces arbalétriers faisaient la ronde autour du feu ;  lorsqu'ils eurent remplacé leurs arcs ou leurs arbalètes par des armes à feu,cette ronde avec décharge de mousquets prit le nom de bravade.
 Elle s'étendit ensuite aux jets de serpenteaux et, pour finir, au saut du feu quand les flammes étaient encore hautes.
    C'était le Roi des Arbalétriers qui conduisait la bravade.
                                                               
Les Fagots de Saint-Jean
fagots
Confectionnés de brindilles,sarments (vise) ou lauriers,oliviers,fagots  romarins, genêts, 
seront liés par des rubans de couleurs, par exemple (rouge et jaune de la Provence ou aux couleurs de la ville 
On peut distinguer sur le fagot le nom de l'Enfant, de l’École de l'Association et ajouter un message d'espérance.



Livret  Lou regreta Pèire Fabre, de Pont de Sorgo,
fuguè l'un di bons oubrié di fiò de Sant Jan en Prouvenço.

Avié publica, en 1987, un librihoun que fasiè lou
pount de si recerco persounalo sus li tradicioun
de la Sant-Jan, sis óurigino e sa subre-vivènço au nostre.

Aquest librihoun vèn d'estre tourna edita pèr la
Counfrarié de Vaucluso di Fiò e
Tradicioun de Sant Jan.

L'atrouvarés de pouèmo, de chapitre sus lis erbo
de la Sant Jan, li tradicioun ligado à l'aigo, la
Janado, la respelido de la tradicioun en
Catalougno pièi en Prouvenço.



(64 pajo. Fourmat A4. Tèste en Prouvençau e en Francés. Enlusi de noumbróusi foutò  en coulour.)          






Relais Arles/Gap   et   Relais Arles/Bedoin (Mont-Ventoux)




 

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